Reprenant une partie des demandes des évêques birmans, le pape François a appelé à ce que "les églises, les pagodes, les monastères, les mosquées, les temples, ainsi que les écoles et les hôpitaux soient respectés en tant que lieux de refuge neutres". "Que le cœur du Christ touche les cœurs de tous en apportant la paix au Myanmar !" a-t-il conclu.
À l’issue d’une assemblée plénière tenue du 8 au 11 juin, les 13 évêques du Myanmar avaient réclamé que les corridors humanitaires dans les zones de conflit ne soient pas bloqués, rapportait l’agence Fides. "Des milliers de personnes, surtout des personnes âgées et des enfants, meurent de faim dans les jungles. Réduire des innocents à la famine est l’expérience la plus éprouvante. Nous implorons qu’un couloir humanitaire soit autorisé afin que nous puissions atteindre les masses affamées où qu’elles soient", écrivaient-ils notamment.
Depuis le début de la crise birmane qui a fait plus de 850 morts parmi les civils, le pape François s’est montré très préoccupé. Il a interpellé à de nombreuses occasions la communauté internationale. Le 16 mai dernier, il a célébré une messe en l’honneur de la communauté birmane de Rome, exhortant les chrétiens à garder la foi en scrutant le ciel "pendant que sur la terre l’on combat et l’on répand le sang innocent".